Ubisoft Montréal : une pétition pour garder le télétravail

Les salariés du plus gros studio d’Ubisoft ont lancé le 30 septembre une pétition pour conserver le travail hybride, neuf mois après la décision du groupe d’imposer cinq jours de bureau par semaine. Elle a dépassé 300 signatures le jour même.

Un long bâtiment industriel en brique rouge longe une rue montréalaise, avec une bannière portant le logo d'Ubisoft accrochée à un lampadaire au premier plan.
Photo Jeangagnon, CC BY-SA 3.0.

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Ubisoft Montréal est le plus gros studio du groupe français, installé dans le Mile End depuis 1997. Ses salariés y ont lancé le 30 septembre 2026 une pétition pour conserver le travail hybride, qui a dépassé 300 signatures le jour même.

Un syndicat qui se montre pour la première fois

La pétition est portée par le syndicat Ubisoft Workers of Montreal, et annoncée par Game Workers Unite Montréal sur ses réseaux. « Aujourd’hui marque le lancement public de la campagne des Ubisoft Workers of Montreal, avec une première action : une pétition pour préserver le travail hybride », écrit l’organisation. Le mot « première » compte : c’est la sortie publique d’un syndicat qui existait jusqu’ici sans se montrer.

Le détail de méthode en dit long sur l’ambiance. Les signatures ont été recueillies en grande partie de la main à la main, entre collègues et pendant les pauses, plutôt que par un formulaire en ligne.

La décision de janvier, et ses suites

Le point de départ remonte à janvier 2026. Ubisoft avait alors demandé à ses salariés de revenir au bureau cinq jours par semaine, en même temps qu’il annonçait des licenciements, des reports et des fermetures de studios. Le groupe venait d’obtenir un investissement de 1,25 milliard de dollars de Tencent, et présentait cette réorganisation comme un moyen de « reconquérir son leadership créatif » et de « regagner en agilité ».

Les salariés parisiens avaient débrayé peu après l’annonce, puis en février lors d’une grève de trois jours. Montréal n’avait pas bougé publiquement jusqu’ici. Le retour au bureau y est le même, la réponse arrive neuf mois plus tard, et elle prend une forme plus douce qu’un arrêt de travail.

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