QSSR : la PS5 de base gagne l’upscaling par IA

Sony a mis en ligne le 1er octobre une technologie de reconstruction d’image par IA destinée à la PS5 de base, baptisée QSSR. Elle arrive par correctif sur Marvel’s Wolverine et Ghost of Yōtei, et sort du programme de recherche mené avec AMD.

Une guerrière de dos, sabre au clair, devant une vallée verte et brumeuse dominée par un volcan enneigé.

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QSSR veut dire Quick Spectral Super Resolution. Daniel Craig, ingénieur principal de la recherche graphique chez Sony, le décrit comme une évolution rapide de PSSR. Cette technologie était réservée jusqu’ici à la seule PS5 Pro, sortie en 2024.

Reconstruire l’image au lieu de la calculer

Le principe n’a rien d’inédit, il est connu depuis le DLSS de Nvidia. La console calcule l’image dans une définition inférieure à celle de l’écran, puis un réseau de neurones la reconstruit à la volée. Le travail économisé repart ailleurs, en images par seconde ou en effets, sans que l’écran y perde.

Jusqu’à présent, Sony réservait cette reconstruction à sa machine la plus chère. La PS5 ordinaire, vendue depuis 2020, devait se contenter des méthodes classiques, qui étirent l’image sans rien inventer. C’est cette frontière qui tombe.

PSSRQSSR
MachinePS5 ProPS5 de base
Mise à disposition20241er octobre 2026
Position de Sonyla référencedes gains notables en détail et en stabilité
Gros plan sur le visage ensanglanté de Wolverine, les dents serrées, le col de fourrure relevé.

Deux choix techniques, et une console de 2020

Sony met en avant deux décisions. La première est une architecture de réseau de neurones allégée, pensée pour tenir dans le budget de calcul d’une machine qui n’avait pas été conçue pour ça. La seconde est une implémentation réglée à la main, au plus près du matériel existant.

Le tout sort de Project Amethyst, le programme de recherche graphique que Sony mène avec AMD. La même collaboration avait donné PSSR deux ans plus tôt. L’intérêt de l’opération est qu’elle ne demande rien au joueur : ni achat, ni nouvelle machine, seulement un correctif et une option de plus dans le menu graphique.

Pourquoi commencer par ces deux jeux ?

Parce qu’ils posent deux problèmes opposés. Marvel’s Wolverine, sorti le 15 septembre, enchaîne les gros plans sur un visage couvert de sang. La peau, les poils et le relief sont exactement ce qu’une reconstruction bien faite restitue le mieux, et c’est là que les analystes relèvent le gain le plus net.

Ghost of Yōtei fait l’inverse. Sucker Punch y a bâti des paysages de vent, de neige et d’herbes hautes, c’est-à-dire des milliers de petits éléments en mouvement. Ce sont les pires conditions pour un reconstructeur, et le progrès y est jugé moins spectaculaire.

Les deux titres appartiennent à Sony, ce qui simplifie le déploiement d’une technologie encore neuve. Nous avions déjà regardé le travail d’Insomniac sur la présentation de Lady Deathstrike.

Une silhouette traverse une forêt prise dans la neige et le brouillard, presque entièrement blanche.

PSSR reste au-dessus

Sony ne prétend pas avoir aligné les deux machines. La formule officielle le dit sans détour : PSSR demeure la référence sur PS5 Pro, QSSR apporte des gains notables en détail et en stabilité sur PS5. La hiérarchie commerciale est préservée, et c’était prévisible.

Reste qu’une console de six ans gagne de la définition par simple mise à jour, et que la liste des jeux compatibles ne demande qu’à s’allonger. Chaque studio qui intégrera la bibliothèque offrira la même option à son public, sans rien lui facturer.

Côté joueur, les deux correctifs sont déjà en ligne et l’option se trouve dans les réglages graphiques de chaque jeu. Rien n’oblige à l’activer, ce qui laisse le choix à qui préfère l’image d’origine.

Ce calendrier dit aussi quelque chose du cycle en cours. Investir dans la machine de 2020 plutôt que dans la seule Pro a un sens précis. À l’heure où la génération suivante se prépare, cela revient à prolonger volontairement la durée de vie du parc installé.

Le vrai enseignement tient en une phrase : Sony continue d’améliorer une console qu’il vendait il y a six ans, au lieu de pousser uniquement la plus chère. Pour qui possède une PS5 ordinaire et n’a aucune envie d’en changer, c’est la meilleure nouvelle de l’année.

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