L’Osaka Indie Games Summit revient les 3 et 4 octobre. Le salon s’installe à la Congress Square Grand Green Osaka, un centre de congrès relié à la gare JR d’Osaka. La première vague d’exposants compte quatre-vingt-dix jeux. Surtout, les deux journées sont cette fois ouvertes au public.

Deux jours ouverts à tous, contre un seul l’an dernier
C’est le vrai changement de cette deuxième édition de l’Osaka Indie Games Summit. Il se lit en effet sur les affiches. Celle de 2025 portait deux mentions distinctes : business day le samedi, public day le dimanche. Celle de 2026 ne les porte plus.
Les visiteurs entrent donc les deux jours, de 10 heures à 17 heures. La dernière admission est fixée à 16 h 30. Les détenteurs d’un billet professionnel ou du nouveau billet anticipé passent par ailleurs dès 9 heures. Pour un salon qui n’a qu’un an, doubler la surface ouverte au public est un pari. Il porte sur la fréquentation, et non sur les rendez-vous d’affaires.
Cygames et Bandai Namco Studio au générique d’un salon indépendant
La liste des partenaires vaut le détour. Elle ne ressemble pas, en effet, à celle d’un événement régional. Cygames est sponsor diamant, Bandai Namco Studio sponsor platine. Au rang inférieur figurent notamment CRI Middleware, Shueisha Games et Craft & Meister. Deux autres noms parleront aux joueurs français :
- PLAYISM, éditeur japonais de jeux indépendants
- room6, son équivalent installé à Kyoto
L’organisation est assurée par l’éditeur Phoenixx. Il travaille pour cela avec les radios FM802 et FM COCOLO, ainsi qu’avec l’organisateur de spectacles Kyodo Kansai.
Une station de radio derrière l’Osaka Indie Games Summit
Ce détail mérite qu’on s’y arrête, car il n’a pas d’équivalent en France. FM802 est une radio musicale d’Osaka. Le formulaire de contact du salon renvoie donc au service auditeurs de la station. Autrement dit, le rendez-vous indépendant du Kansai est coproduit par une radio. Ni un syndicat professionnel, ni un éditeur de presse spécialisée.
Cela se voit également dans la programmation, qui mélange les stands et la scène. Une émission publique de la station est ainsi prévue sur place, avec des musiciens invités.
SiM signe la chanson officielle du salon
L’annonce du jour est par ailleurs musicale. La chanson officielle de cette édition s’appelle Karen’s Son, du groupe SiM. Elle a été diffusée pour la première fois ce 17 août, dans l’émission Evening Tap de FM802. Le morceau figurera ensuite sur HOOMAN AFTER ALL, septième album du groupe, attendu le 2 septembre.
Le nom ne dira peut-être rien aux joueurs. Il dira en revanche quelque chose aux spectateurs d’animation japonaise. SiM est ce quatuor de Shōnan qui a signé The Rumbling. C’était le générique de la seconde partie de l’ultime saison de L’Attaque des Titans. Le morceau a atteint la première place du classement hard rock de Billboard. Il a également été récompensé aux Crunchyroll Anime Awards en 2023.
« Du Kansai vers le monde »
C’est la devise de l’Osaka Indie Games Summit, et elle dit son intention. Exister depuis Osaka, donc, et non depuis Tokyo. La sélection annoncée penche du côté des très petites équipes et des idées courtes. On y trouve surtout une fantaisie rare dans un catalogue occidental.
Deux noms sortent du lot pour un lecteur français. Ninja or Die 2 Die est la suite d’un jeu que Marvelous avait publié en Occident en 2023, sur Steam puis sur Switch. Dream Channel Zero est pour sa part développé par Fuming et publié par Odencat.


On y croise ainsi un pousseur de nouilles udon, un simulateur de salon d’épilation, et une vache lancée à mille kilomètres par heure. Un jeu de rythme y prend même la gravité pour mécanique. Le reste couvre les genres attendus : action en deux et en trois dimensions, romans graphiques, roguelites, horreur, réflexion. Une seconde vague d’exposants doit enfin être annoncée avant l’ouverture. Nous suivons ce type de sélections dans nos découvertes.

Le Kansai avait déjà le BitSummit, à Kyoto, à moins d’une heure de train. C’est le plus gros festival indépendant du Japon, avec plus de cinquante-huit mille visiteurs l’an dernier. Sa première journée reste par ailleurs réservée aux professionnels. L’Osaka Indie Games Summit arrive derrière, beaucoup plus petit, et fait pourtant l’inverse en supprimant la sienne. C’est le choix d’un salon qui préfère être rempli par des joueurs plutôt que courtisé par des éditeurs. Pour un rendez-vous d’un an, c’est le meilleur pari possible.




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