Il y a des pitchs qui, sur le papier, n’ont aucun sens, et c’est précisément ce qui les rend irrésistibles. Surfpunk, prochain jeu du studio Double Stallion, en fait partie : imaginez un mélange de surf, de piraterie et de hack’n’slash coopératif, saupoudré de hordes de monstres à trancher entre deux vagues. Le studio appelle ça un « surf ‘n slash », et rien que le terme donne envie d’y jeter un œil. Bonne nouvelle : une démo est déjà disponible, en attendant une sortie prévue pour l’automne 2026.
Surf, pirates et hordes de monstres
Concrètement, Surfpunk se joue seul ou jusqu’à quatre en coopération. On y incarne des surfeurs-pirates lâchés sur des îles générées procéduralement, à charge de dévaler les décors, de faucher des nuées d’ennemis et d’amasser du butin pour se renforcer. La formule flaire bon le rogue-lite d’action nerveux, misant sur la rejouabilité, les builds et le plaisir immédiat du massacre à plusieurs. La direction artistique, colorée et stylée, colle parfaitement à cet esprit décomplexé. Double Stallion n’en est d’ailleurs pas à son coup d’essai dans l’action nerveuse et stylée, et ce savoir-faire se ressent déjà dans les extraits diffusés.

Une démo pour se faire la main
L’avantage, avec Surfpunk, c’est qu’on n’a pas à attendre la sortie pour se faire une idée : une démo gratuite est disponible sur Steam. De quoi tâter la boucle de jeu, la sensation de glisse et le fun en coopération avant de s’engager. Pour un titre indé qui mise beaucoup sur le ressenti manette en main, c’est la meilleure des vitrines, et un pari de confiance de la part du studio. On y retrouve la nervosité attendue et cette patte visuelle qui claque, même si une démo, par nature, ne dit jamais tout d’un jeu pensé pour le long cours.

Reste à voir si le concept tient sur la durée. Les rogue-lite coopératifs sont légion, et la différence se joue souvent sur la variété du contenu, la profondeur des builds et l’équilibrage à plusieurs. La trouvaille du surf devra être plus qu’un gadget pour marquer les esprits, et il faudra que la génération procédurale évite la répétition. Autant d’inconnues que la version finale, à l’automne, devra lever.
En l’état, Surfpunk a surtout pour lui une idée franchement rafraîchissante et une énergie communicative, exactement le genre de proposition qui rappelle pourquoi on aime la scène indé. On réserve notre jugement à la version complète, mais l’envie de prendre la vague, elle, est bien là. Et avec une démo à portée de clic, aucune raison de s’en priver.




Laisser un commentaire