Black Flag Resynced signe le meilleur lancement de la saga sur Steam, et déjà une polémique

Un remake de treize ans d’âge qui pulvérise tous les records de la saga sur Steam : voilà qui devrait faire la fierté d’Ubisoft. Sorti le 9 juillet, Black Flag Resynced a signé le meilleur lancement de toute l’histoire d’Assassin’s Creed sur la plateforme de Valve. Sauf que, le même jour, une autre histoire est…

Lecture 3 min

Partager

Un remake de treize ans d’âge qui pulvérise tous les records de la saga sur Steam : voilà qui devrait faire la fierté d’Ubisoft. Sorti le 9 juillet, Black Flag Resynced a signé le meilleur lancement de toute l’histoire d’Assassin’s Creed sur la plateforme de Valve. Sauf que, le même jour, une autre histoire est venue s’inviter à la fête, et elle sent nettement moins bon.

Un record qui parle de lui-même

Les chiffres sont sans appel. Dès son premier jour, Black Flag Resynced a réuni jusqu’à 99 451 joueurs en simultané sur Steam, un sommet que jamais aucun épisode de la licence n’avait atteint sur PC. Pour situer, le précédent record appartenait au très récent Assassin’s Creed Shadows et ses 64 825 joueurs, soit près de 35 000 de moins. Odyssey (62 069) et Origins (41 551) suivent encore plus loin. Le remake vient même flirter avec un monument comme The Witcher 3. Et il ne s’agit là que du PC : l’essentiel des ventes se fait traditionnellement sur console, PlayStation en tête, ce qui laisse deviner un lancement bien plus massif dans son ensemble. La preuve, s’il en fallait une, que le fantasme de piraterie n’a rien perdu de son pouvoir d’attraction.

Black Flag Resynced, combat naval
Le combat naval, cœur battant de l’expérience Black Flag.

La microtransaction de trop

Le problème, c’est que ce succès s’est accompagné d’une pluie d’avis négatifs. Au lancement, les évaluations Steam de Black Flag Resynced sont d’abord tombées en catégorie « moyenne », avant de se stabiliser autour de 76 pour cent d’opinions positives. En cause, l’Animus Hub : cette surcouche maison qui greffe une boutique payante, un passe de combat et des défis hebdomadaires sur une aventure déjà vendue au prix fort. Rien de vital, mais l’addition donne le tournis. Les packs cosmétiques et autres raccourcis facturés à l’unité, de 5 dollars pour un simple gain de temps à 10 dollars pour des tenues et des apparences de navire, totalisent plus de 80 dollars. Soit davantage que le prix du jeu lui-même. Pour absolument tout posséder, édition Deluxe comprise, une estimation fait grimper la facture aux alentours de 155 dollars.

La défense d’Ubisoft

Face à la grogne, Ubisoft n’a pas tardé à réagir. L’éditeur assure que l’édition standard constitue « l’expérience complète : chaque mission, chaque île, l’histoire entière et le monde complet sont présents, sans que rien ne soit retenu ». Et d’ajouter que « les packs additionnels sont des extras entièrement optionnels, pour les joueurs qui les veulent, jamais une obligation pour apprécier ou terminer le jeu ». La ligne de défense est limpide, mais elle ne convainc qu’à moitié. Personne n’est forcé de payer, c’est vrai. Reste que l’omniprésence de ces menus payants, dans un jeu déjà facturé plein tarif, laisse un arrière-goût tenace.

C’est tout le paradoxe de ce lancement. Black Flag Resynced prouve, chiffres à l’appui, que la mer des Caraïbes fait encore rêver autant qu’en 2013. Notre test le disait déjà : le jeu est superbe et généreux. Mais en truffant son remake de microtransactions plus chères que le jeu lui-même, Ubisoft s’inflige une blessure parfaitement évitable, et transforme ce qui aurait dû être un sacre en polémique. Le trésor était pourtant à portée de main.

Partager

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *