Control Resonant sort dans six semaines, et Remedy vient d’en montrer treize minutes d’affilée. La séquence est diffusée en exclusivité par IGN. Elle suit en outre une mission entière, plutôt qu’un montage de plans spectaculaires. C’est par ailleurs plus rare qu’il n’y paraît, et bien plus instructif.

Dylan Faden cherche sa sœur
Le changement de personnage principal est le premier point à retenir. On n’incarne plus Jesse Faden, la directrice du Federal Bureau of Control du premier épisode, mais son frère Dylan. Et il la cherche.
Dylan dispose en outre de pouvoirs télékinésiques comparables à ceux de sa sœur. Il affronte notamment le Hiss, déjà connu. Mais aussi une entité appelée la Moisissure, et un assortiment de créatures venues d’ailleurs. Toutes s’échappent par des failles ouvertes à travers une version parallèle de New York.
Ce déplacement du récit vers un frère qui cherche sa sœur est habile. Il conserve le lien avec le premier jeu sans obliger le nouveau venu à l’avoir terminé. Reste à voir si Jesse réapparaît, et sous quelle forme.
La faille du métro fonctionne comme un donjon
La séquence montrée s’appelle la faille du métro, et sa structure en dit long. C’est un donjon, au sens le plus classique du terme. On y entre, on progresse en combattant, et l’on ressort avec une nouvelle capacité de déplacement.
Cette capacité s’appelle Reach, et elle tient de l’équivalent d’un grappin. Autrement dit, Control Resonant assume une architecture de progression que le premier Control gardait plus discrète. On y gagne des pouvoirs pour ouvrir de nouvelles zones, exactement comme dans un metroidvania.
Le studio décrit par ailleurs des zones vastes et distinctes. Elles sont remplies d’activités secondaires, de rencontres cachées et de découvertes optionnelles. Il annonce aussi des anomalies de gravité, où l’orientation du décor change entièrement. Remedy pousse donc son goût pour l’architecture qui se retourne, déjà présent dans la Maison Immémoriale.

Trente heures, et cinquante pour les complétistes
Un chiffre utile est tombé en marge de cette présentation. Sergey Mohov est responsable du gameplay. Il a indiqué à Tech Radar qu’il fallait compter une trentaine d’heures pour l’aventure principale. Les complétistes viseront plutôt les cinquante heures.
C’est considérable, et cela confirme le changement d’échelle. Le premier Control se terminait en une quinzaine d’heures. Remedy assume désormais le terme de jeu d’action et de rôle, ce qui explique ce doublement.
Cette inflation n’est cependant pas une garantie de qualité, et le studio le sait. Un jeu Remedy vit de sa densité et de son étrangeté, pas de son métrage. Trente heures de couloirs administratifs bizarres, cela peut être formidable ou épuisant.
Remedy édite lui-même, avec Annapurna derrière
Le montage financier mérite une mention, car il a changé. Remedy développe et édite le jeu lui-même, ce qui n’était pas le cas du premier épisode. Annapurna Pictures cofinance et coproduit l’ensemble, dans le cadre d’un partenariat stratégique.
Le studio finlandais gagne donc en autonomie, mais il porte aussi davantage de risque. C’est le mouvement engagé depuis plusieurs années, après avoir récupéré les droits de ses propres univers. La réussite commerciale de ce jeu compte donc plus pour lui que celle d’Alan Wake 2.
Control Resonant sort le 24 septembre
Passons au concret. Le jeu est prévu le 24 septembre sur PlayStation 5, Xbox Series et ordinateur. Sur ordinateur, il passera par Steam et par l’Epic Games Store. Une version Mac suivra plus tard dans l’année, sur Steam et sur l’App Store.
La page officielle du studio ne mentionne pas encore les langues de la version finale. Or ce jeu repose beaucoup sur ses documents à lire et ses enregistrements à écouter. La question n’est donc pas anecdotique.
Treize minutes de jeu montrées d’un bloc, six semaines avant la sortie, c’est le geste d’un studio sûr de lui. Ce qu’on y voit rassure. Le grappin et la faille du métro montrent un Control qui assume enfin sa structure de metroidvania. Le premier la dissimulait. Le doublement de la durée est en revanche le point à surveiller. Remedy n’a jamais eu de problème d’idées. Il a parfois eu un problème de rythme. Or trente heures laissent beaucoup de place au remplissage. Réponse le 24 septembre.




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