Trainwatch : le nouveau jeu de l’auteur de The Cat Lady arrive chez 11 bit studios

Garder un passage à niveau au milieu de nulle part pendant un mois : voilà tout ce que Trainwatch demande. Ça a l’air simple. Ça ne va pas l’être. Sortie prévue sur PC en 2027.

Le logo Trainwatch en lettres rouges sur fond noir

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Trainwatch commence par un poste et un nom. Troy garde un passage à niveau pendant un mois, depuis une tour en bois posée au bord de la voie, avec le brouillard pour tout horizon. Les trains passent, la barrière descend et remonte, et les journées se ressemblent.

Trainwatch, un mois pour tenir une barrière et un mariage

La consigne qu’il s’est donnée tient en deux points : rester sobre, et appeler sa femme tous les soirs. C’est la seule tâche que le jeu désigne comme critique.

Le poste d'aiguillage en bois surélevé au bord d'un passage à niveau noyé dans le brouillard, avec les jauges de jour, d'heure et de santé en bas de l'écran
La tour, le passage à niveau, le brouillard. Tout le jeu se joue autour de ces trois éléments.

Autour de cette routine, quatre jauges tirent dans des directions opposées :

  • la faim
  • l’épuisement
  • la santé mentale
  • le risque de rechute

Pendant ce temps les trains passent et les barrières attendent d’être manœuvrées. Le temps est la ressource rare : une journée ne permet pas tout, et il faut choisir ce qu’on abandonne.

Le brouillard, les voisins, et ce qui attend derrière

La seconde moitié du jeu est ailleurs. Les terrains autour de la tour s’explorent, des voisins étranges s’y trouvent, et le studio annonce des mystères occultes et plusieurs fins possibles. La page du jeu range l’ensemble sous les étiquettes d’horreur psychologique et de surnaturel, dans un cadre situé dans les années 1990.

Trainwatch est l’œuvre d’une seule personne, Remigiusz Michalski, déjà auteur de The Cat Lady et de Lorelai. C’est de ce côté qu’il faut chercher les comparaisons, plutôt que du côté des jeux de gestion. The Cat Lady traitait de dépression et de suicide sans détour. Michalski transpose cette matière dans une structure de gestion du temps, ce qui reste une combinaison rare. Sur la façon dont l’horreur indépendante s’est construite contre les grands studios, notre dossier sur les origines du genre revient en détail.

11 bit studios, éditeur de jeux à sujet

L’éditeur polonais s’est construit sur des jeux à sujet, This War of Mine sur les civils dans la guerre, Frostpunk sur le coût humain de la survie collective. Signer un développeur seul, pour un jeu de gestion horrifique attendu en 2027, prolonge cette ligne plutôt qu’il ne l’élargit.

Intérieur délabré aux murs vert-de-gris, un homme vu de dos au pied d'un escalier métallique
Un décor délabré, une seule personne aux commandes du développement.

Le jeu est annoncé sur PC via Steam.

Remigiusz Michalski a déjà écrit sur la dépression, et 11 bit studios a bâti son catalogue sur des sujets lourds. Trainwatch met la peur dans une bouteille qu’on n’ouvre pas et dans un téléphone qu’on décroche chaque soir. Le jeu est annoncé pour 2027, et tout reposera sur ces journées qui se répètent.

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