Chez Electronic Arts, les couperets tombent désormais avec une régularité de métronome. Après les coupes du début d’année dans les équipes de Battlefield, l’éditeur américain a entamé fin juin une nouvelle vague de licenciements. La formule maison pour l’annoncer ne change pas : il s’agirait de s’adapter aux besoins changeants de l’entreprise.
Qui trinque cette fois
Ce sont surtout les fonctions support qui paient l’addition : service client, confiance et sécurité, informatique, recrutement, aux États-Unis comme dans les bureaux d’Hyderabad, en Inde. Le nombre exact reste flou, mais ces suppressions s’ajoutent à une longue série. Plus tôt en 2026, DICE, Criterion, Ripple Effect et Motive avaient déjà été rabotés, tout comme Full Circle, le studio chargé du nouveau Skate.
L’ombre du rachat
Difficile de lire ces coupes sans les relier au dossier qui occupe tout l’horizon d’EA : un rachat colossal, estimé autour de 55 milliards de dollars, porté par des capitaux saoudiens. Quand une entreprise se prépare à changer de main pour une telle somme, la chasse aux coûts devient un sport d’équipe. Et les premiers à en faire les frais sont rarement ceux d’en haut.
Pour les joueurs, l’effet est invisible à court terme. Pour celles et ceux qui font les jeux, il est brutal. EA n’est pas un cas isolé, mais sa taille en fait un symbole : même les mastodontes profitables licencient, et la santé d’un éditeur ne se mesure plus à ses succès, mais à ce qu’il rend à ses actionnaires.




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