Jeux d’horreur pour Halloween : notre sélection d’octobre 2026

Vous cherchez un jeu d’horreur pour Halloween ? Nous avons passé l’agenda d’octobre au crible et gardé treize jeux qui méritent une soirée, du retour de Hellraiser à deux survival horror de 1994. Nous y ajoutons quatre pistes plus anciennes, pour qui veut remonter le genre.

Une main tient un petit cube gravé et lumineux devant un autel de pierre parcouru d'éclairs bleus, tandis qu'une main géante et sombre descend du plafond

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Il reste 26 jours avant le 31 octobre. Notre agenda recense 263 sorties sur le mois, dont 76 sont des jeux d’horreur. Cinq annonces n’ont pas résisté à la vérification chez l’éditeur.

Quand la peur devient un métier

La trouvaille du mois tient sur un bulletin de paie. Quatre jeux d’octobre font de l’horreur un emploi, avec un quota à tenir, une hiérarchie au-dessus et des clients en face. Le genre avait déjà son gardien de nuit. Il se découvre un salarié.

Crowfriend Games vous donne un poste à l’antenne régionale de l’Enfer, à Modesto en Californie, et un réseau de tubes pneumatiques qui grince. Il faut trier le courrier. The Mailroom sort le 26 octobre.

Le même jour, Liquid Static Studio et New Tales vous nomment chef de cabine sur un avion condamné. Il faut contrôler les billets, servir les passagers, et décider qui reste à bord quand des démons se cachent parmi les âmes. Night Plane fait du huis clos aérien un décor que l’horreur utilise étonnamment peu.

Une cabine d'avion plongée dans une lumière rouge, une petite forme sombre au bout de l'allée centrale et un œil affiché sur un écran au fond

Pixel Drip Games va plus simplement au dérangeant. Dans Anomalous Cleaning Detail, sorti le 8, on récure une ville qui ne tourne pas rond, en vue subjective, et chaque indice ramassé en nettoyant sert à préparer un exorcisme.

Corecrew Games descend à la mine, à cinq, avec un quota d’État à remplir et quelque chose qui écoute les conversations dans le noir. Coal Duty arrive en octobre, sans jour annoncé.

Deux de ces quatre sortent le 26. Le jeu d’horreur indépendant laboure le terrain de la peur au travail depuis Papers, Please et les simulateurs de gardiennage. Quatre fois dans le même mois, c’est beaucoup.

Deux ancêtres en ellipsoïdes ressortent le même jour

Le 26 octobre encore, SNEG remet en vente Ecstatica et Ecstatica II, développés par Andrew Spencer Studios et parus en 1994 et 1997. Les deux sont restés célèbres pour une raison technique devenue leur signature.

Personnages et décors y sont bâtis en ellipsoïdes, des formes ovoïdes empilées, quand l’industrie entière passait au polygone. Le résultat ne ressemble à rien d’autre.

Une salle de donjon en pierre rose où des squelettes aux membres arrondis avancent vers le personnage, dans un rendu entièrement fait de formes ovoïdes

Le premier livre le village médiéval de Tirich aux démons et demande de lever une malédiction. Le second fait du joueur le prince d’un royaume saccagé sous un ciel rouge sang. Si la généalogie du genre vous intéresse, nous avons raconté ailleurs les quatre pères fondateurs du survival horror, et Ecstatica y tient sa place.

Hellraiser et Castlevania reprennent la main

Clive Barker’s Hellraiser: Revival ouvre le 8, sur PC, PS5, Xbox Series et Switch 2. Saber Interactive en fait une horreur d’action en vue subjective. On y manipule la boîte à énigmes de la Configuration Genesis, et le marché passé avec Pinhead finit par se payer.

Konami et Evil Empire suivent le 14 avec Castlevania: Belmont’s Curse, sur PC, PS5, Xbox Series et Switch. L’action se tient à Paris en 1499, où Trevor Belmont, le vainqueur de Dracula, chasse avec sa fille Rose et le fouet Vampire Killer.

Le visage filmé d'une jeune femme en bonnet de laine claire, éclairé de face dans une pièce sombre

Le plus étrange des trois arrive le 16. Andrés Borghi et Saibot Studios reprennent dans Tenebris Somnia la grammaire de Silent Hill et de Resident Evil. Ils la rendent dans une image 2D digne de la NES, qu’ils coupent de séquences filmées avec de vrais acteurs. Il sort sur PC, PS5, Xbox Series, Switch et Switch 2.

Deux autres complètent le tableau. Wych Elm et Team17 installent le survival horror de Silver Pines dans une petite ville américaine aux ressources comptées, le 8. One More Level, le studio de Ghostrunner, fait relever un soldat de la Grande Armée doté de pouvoirs surnaturels dans Valor Mortis, le 13.

Quels jeux d’horreur se terminent en une soirée ?

Toutes les soirées d’octobre ne demandent pas quinze heures. Quatre jeux du mois se bouclent en une session.

The World’s Shortest Horror Game tient la promesse de son titre. Playmoth Games le sort le 22 : une comédie d’horreur analogique qui se joue sur un seul bouton, en quelques minutes, casque conseillé.

WDR Studios transforme le 29 une attraction de bord de route 66 pleine de dinosaures mécaniques en parcours de fuite. Terrible Lizards sort sur PC, PS5 et Xbox Series.

OTTO Games lance le 28 The Midnighters, une chasse au trésor maudit à un à quatre joueurs, dont la consigne tient en une phrase : ne pas croire ce qu’on voit.

Le même soir, Lickbeans Interactive enferme un à quatre joueurs à bord de la station ARGUS dans The Wake Event. On y remet les systèmes en route pour comprendre ce qui s’y est passé.

Le calendrier, d’un coup d’œil

JeuDateStudio
Anomalous Cleaning Detail8 octobrePixel Drip Games
Clive Barker's Hellraiser: Revival8 octobreSaber Interactive
Silver Pines8 octobreWych Elm
Valor Mortis13 octobreOne More Level
Castlevania: Belmont's Curse14 octobreKonami et Evil Empire
Tenebris Somnia16 octobreAndrés Borghi et Saibot Studios
The World's Shortest Horror Game22 octobrePlaymoth Games
Ecstatica et Ecstatica II26 octobreAndrew Spencer Studios, édité par SNEG
The Mailroom26 octobreCrowfriend Games
Night Plane26 octobreLiquid Static Studio et New Tales
The Midnighters28 octobreOTTO Games
The Wake Event28 octobreLickbeans Interactive
Terrible Lizards29 octobreWDR Studios
Coal Dutyoctobre, sans jour annoncéCorecrew Games

Et si vous remontiez le genre ?

Une soirée d’Halloween n’a aucune raison de se limiter aux nouveautés. Voici quatre pistes que nous avons déjà explorées, et dont aucune ne sort ce mois-ci.

Notre dossier sur les quatre pères fondateurs du survival horror raconte d’où vient le genre. On y voit pourquoi la caméra fixe faisait peur mieux que n’importe quel monstre.

Du côté français, Hydravision a fabriqué Obscure à Tourcoing, puis tout perdu. Le studio n’existe plus, ses jeux se trouvent encore.

Hotel Barcelona, lui, réunit Suda51 et Swery dans un hôtel peuplé de tueurs en série. Et 1348: Ex Voto fait de la peste noire un décor de jeu, ce qui se tente rarement.

Le 26 octobre résume le mois à lui seul. Deux jeux de 1994 rendus en ellipsoïdes ressortent le jour où l’on trie le courrier de l’Enfer et où un avion condamné cherche ses démons. La préquelle de Hellraiser, elle, est arrivée dix-huit jours plus tôt, fabriquée par un studio de taille industrielle. L’horreur va mieux quand elle coûte peu, parce qu’elle peut alors se permettre d’être bizarre. Si vous ne gardez qu’une soirée pour ce mois-ci, gardez celle-là.

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