Le réalisateur de Beast of Reincarnation reconnaît que son jeu doit être amélioré

Kota Furushima s’excuse auprès des joueurs et détaille les correctifs à venir : rythme du récit, fenêtres de parade, cinématiques passables, optimisation PC.

Beast of Reincarnation, l action-RPG de Game Freak

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Kota Furushima réalise Beast of Reincarnation chez Game Freak. Il s’est exprimé auprès de 4Gamer sur l’accueil mitigé réservé au jeu, et il ne s’abrite derrière rien. « Je pense sincèrement qu’il reste des aspects du jeu qui nécessitent toute notre attention. »

La bande-annonce de lancement, diffusée début août.

« Je suis vraiment désolé »

La formule complète mérite d’être citée, car elle est rare. « Je suis vraiment désolé que certaines parties du jeu n’aient pas offert une expérience suffisamment agréable. » Un réalisateur qui s’excuse ainsi du confort de jeu, ce n’est pas un communiqué de service client.

Furushima annonce ensuite une série de correctifs. Le premier correctif majeur est déjà déployé depuis le 9 août, et d’autres suivront :

  • le rythme du récit, jugé trop lâche dans la seconde moitié
  • les fenêtres de parade, révisées
  • la possibilité de passer les cinématiques
  • l’optimisation sur PC, avec l’ajout de la génération d’images

Il relève par ailleurs ce qui fonctionne, et il a raison sur les deux points : les combats en coopération plaisent, et l’atmosphère de ce Japon post-apocalyptique convainc.

Nous avions relevé ces mêmes qualités dans notre test, ainsi que les longueurs de la seconde moitié.

Beast of Reincarnation, l action-RPG de Game Freak
Le lien avec Koo, compagnon du joueur, reste au centre du jeu.

Une année en deux temps pour Game Freak

Le contraste est frappant avec l’autre actualité du studio. Pokémon Pokopia, co-développé avec Koei Tecmo, vient de dépasser les cinq millions de ventes. C’est désormais le plus gros succès de l’histoire de son coéditeur. Le même studio signe donc coup sur coup un carton et une sortie à rattraper.

La différence tient peut-être à l’exercice. Sur un jeu confortable et cosy, Game Freak reste chez lui. Sur un action-RPG exigeant, il apprend encore, et le fait savoir.

Reste que cette parole vaut mieux que le silence. Un studio qui nomme ses défauts et publie un calendrier se rend vérifiable. C’est déjà une forme de respect du joueur.

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