Phantom Blade Zero : 55 armes, huit régions, quatre difficultés

Sony a consacré un State of Play entier à un seul jeu, cette nuit à 4 heures du matin. Vingt minutes pour Phantom Blade Zero, sans aucune autre annonce, à dix semaines de sa sortie. Le studio chinois S-Game y a détaillé 55 armes, huit régions et un mode qui décompte les morts. Vingt minutes,…

Gros plan sur le héros de Phantom Blade Zero, cheveux blancs sous un large chapeau, dans la pluie

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Bande-annonce

Sony a consacré un State of Play entier à un seul jeu, cette nuit à 4 heures du matin. Vingt minutes pour Phantom Blade Zero, sans aucune autre annonce, à dix semaines de sa sortie. Le studio chinois S-Game y a détaillé 55 armes, huit régions et un mode qui décompte les morts.

Vingt minutes, un seul jeu, aucune démo

Le format mérite d’être relevé. Un State of Play réunit d’ordinaire une douzaine de bandes-annonces de provenances diverses. Celui de cette nuit n’a montré qu’un jeu, développé par un studio tiers installé à Pékin, et l’a montré longuement : une vingtaine de minutes de jeu et de cinématiques, avec Donnie Yen à la présentation. Nous en avions annoncé la tenue la semaine dernière, en même temps que l’ouverture des précommandes.

Une chose n’y était pas, et son absence a été remarquée : la démonstration jouable qu’un référencement apparu sur le PlayStation Store laissait attendre. Elle n’a pas été mentionnée une seule fois, et ni Sony ni S-Game n’ont expliqué pourquoi.

Trente armes principales, vingt-cinq lames fantômes

Le chiffre le plus concret de la présentation concerne l’arsenal. Trente armes principales, puisées dans le folklore chinois, chacune avec ses enchaînements propres. Vingt-cinq armes secondaires par-dessus, appelées Phantom Edges, qui servent d’ouverture ou de riposte. Le studio insiste sur un point : on change d’arme selon l’adversaire plutôt que d’en adopter une pour toute la partie. Une arme améliorée puis délaissée rend ses matériaux, ce qui autorise à tout essayer sans se punir.

Huit régions reliées, ni monde ouvert ni couloir

S-Game situe son jeu dans le Wulin et le découpe en huit régions reliées entre elles. La formule employée est prudente, et probablement juste : ce n’est pas un monde ouvert, ce n’est pas non plus une succession de couloirs. Les niveaux sont dessinés à la main, avec des boss et des armes cachés hors du chemin principal, une carte au trait d’encre et des cloches qui font office de points de voyage rapide.

Les quêtes secondaires ne sont pas présentées comme du remplissage : certaines ouvrent des voies narratives et pèsent sur la fin obtenue. Avant ce State of Play, le studio avait déjà avancé une vingtaine à une trentaine d’heures pour la trame principale, et à peu près autant de contenu annexe.

Quatre difficultés, dont une qui décompte les morts

Quatre niveaux de difficulté sont prévus. Wayfarer allège les combats pour ceux qui viennent d’abord pour l’histoire. Hellwalker durcit surtout l’intelligence des boss, qui s’adaptent aux habitudes du joueur au lieu de rejouer la même partition. Et il y a le mode 66 jours, qui se débloque après une première fin et transforme la prémisse du récit en règle : le héros dispose de 66 jours à vivre, chaque mort lui en retire un, et à zéro la partie s’arrête définitivement.

S-Game répète pourtant que Phantom Blade Zero n’est pas un Souls-like. La position se défend sur le rythme, très porté sur l’esquive et sur l’agressivité, mais elle surprend à côté d’un mode plus sévère que n’importe quel jeu de From Software.

Donnie Yen prête son visage au père du héros

Le rôle de l’acteur dépasse le caméo promotionnel. Donnie Yen est consultant créatif sur le jeu depuis 2023, et il y travaille la chorégraphie des combats autant que la manière de les filmer. Il interprète également Mó Yuan, le père du protagoniste, avec captation du visage et des mouvements.

Le héros, lui, s’appelle Soul. C’est un tueur déchu, tombé sous les coups de Zuoshang et ramené à la vie par une guérisseuse énigmatique. D’où le décompte : 66 jours pour trouver un remède, sans quoi la résurrection se referme.

Sortie le 29 octobre, trois semaines avant GTA VI

Phantom Blade Zero sort le 29 octobre 2026 sur PlayStation 5 et sur PC. Les précommandes sont ouvertes depuis le 11 août et donnent accès par avance à l’accessoire Treasure Basin et à la tenue Legacy, deux objets que la progression normale débloque de toute façon. Voilà au moins un bonus qui ne retire rien à ceux qui attendent la sortie.

La date, en revanche, dit quelque chose. Le 29 octobre tombe exactement trois semaines avant GTA VI, attendu le 19 novembre. Sortir un jeu d’action ambitieux dans cette fenêtre relève du calcul : assez tôt pour exister, assez près pour qu’un report devienne impossible.

La bande-annonce de précommande, mise en ligne le 11 août.

Notre fiche du jeu rassemble les informations vérifiées, et la présentation est détaillée sur le PlayStation Blog.

Vingt minutes pour un seul jeu, et pas de démo à l’arrivée : on continue donc de juger Phantom Blade Zero sur des images que son studio a choisies. C’est précisément ce que le mode 66 jours rend inconfortable. Refuser l’étiquette Souls-like tout en proposant une règle plus dure que celle de n’importe quel Souls, cela ne se vérifie pas dans une bande-annonce. Cela se vérifie une manette en main, et ce sera le 29 octobre.

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