Stranger than Heaven présente un casting avec deux disparus

Sega a détaillé le 23 septembre la distribution de son prochain jeu, attendu le 15 janvier 2027. L’acteur Bunta Sugawara, mort en 2014, y tient un rôle, recréé avec l’accord de sa famille et les archives de la Toei. Tupac, annoncé en juin, y apparaît sous le nom d’Amaru.

Un homme en chapeau mou et manteau à col de fourrure, de profil, lunettes teintées, sur un fond orange vif.

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Bande-annonce

Stranger than Heaven est le prochain jeu du studio Ryu Ga Gotoku, celui de la série Yakuza. Il sort le 15 janvier 2027 sur PS5, Xbox Series et PC, et le jour même dans le Game Pass.

Sega a publié le 23 septembre la présentation de sa distribution, personnage par personnage. On y trouve deux acteurs morts bien avant le début du projet : le rappeur Tupac, disparu en 1996, et l’acteur japonais Bunta Sugawara, mort en 2014.

Cinq villes, cinq époques, cinquante ans

Le jeu s’ouvre à San Francisco en 1915. Makoto Daito, né d’un père américain et d’une mère japonaise, a perdu ses parents et subit le racisme au quotidien. Il embarque clandestinement sur un navire pour le Japon, le pays de sa mère, qu’il n’a jamais vu.

Sa traversée du siècle passe par cinq villes et cinq époques : Kokura en 1915, Kure en 1929, le sud d’Osaka en 1943, Atami en 1951, Shinjuku en 1965. Yu Shirota l’incarne, Dean Fujioka joue Yu Shinjo, un autre clandestin devenu son compagnon de route.

Pourquoi deux disparus figurent-ils au casting ?

Bunta Sugawara est la nouveauté de cette présentation. Le comédien, figure du film de yakuza mort en 2014, tient le rôle de Genzo Iwaki, parrain de Kure. Sega dit avoir obtenu l’accord formel de sa famille. Le studio a travaillé à partir d’archives fournies par la Toei, qui a produit ses films, dont Combat sans code d’honneur.

Un homme en haori clair se tient debout dans une pièce japonaise traditionnelle, face à un autre homme vu de dos.
Genzo Iwaki, parrain de Kure, incarné par Bunta Sugawara, mort en 2014. (Sega)

Sa voix est celle de Takashi Ukaji, comédien qui lui était proche. C’est une précision qui compte : le visage vient des archives, la voix vient d’un vivant.

Tupac, lui, avait été annoncé dès le 8 juin, avec la date de sortie. Il apparaît sous le nom d’Amaru, « un homme caché au Japon », avec l’autorisation et sous la supervision continue d’Amaru Entertainment, la société qui gère sa succession.

Un homme noir à la barbe courte, vêtu d'un kimono clair jeté sur les épaules, parle dans une pièce sombre éclairée d'une lumière verte.
Amaru, « un homme caché au Japon », construit à partir d’archives de Tupac. (Sega)

Dans les deux cas, l’éditeur ajoute une phrase qui n’est pas là par hasard : tout a été fabriqué « sans recours à l’intelligence artificielle ». Sega sait ce qu’on reproche aujourd’hui à un studio qui ramène un mort à l’écran, et il coupe la question avant qu’elle ne soit posée.

Stranger than Heaven réunit Snoop Dogg, Tori Kelly et Ado

Le reste de la distribution mélange les mondes avec le même aplomb. Snoop Dogg joue Orpheus, marchand voyageur à la morale souple sur la légalité de ses marchandises, qui repère chez Daito un don pour la musique.

Un homme noir à la barbe tressée, en veste bleue et or, tient un objet fumant dans un décor de végétation.
Orpheus, marchand voyageur incarné par Snoop Dogg. (Sega)

Tori Kelly incarne Suzy Day, chanteuse en quête de gloire, et Ado prête ses traits à Keiko Shirai, diva d’Osaka sous la guerre. Cordell Broadus complète la distribution dans le rôle d’un homme stationné au Japon d’après-guerre.

Une chanteuse en robe bleue chante au micro sur une scène bordée d'ampoules, devant un rideau rouge, un trompettiste à ses côtés.
Keiko Shirai, diva d’Osaka sous la guerre, incarnée par Ado. (Sega)

Les précommandes sont ouvertes, en version numérique comme en version physique, avec une édition collector.

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