Terrible Lizards est un jeu d’horreur et de parkour en vue subjective développé par WDR Studios et édité par Digital Pajamas. Son concept est très simple : dans un parc d’attractions abandonné de la Route 66, des mascottes de dinosaures au sourire figé vous traquent, sans aucune arme pour vous défendre.
Des chansons aux dinosaures
Avant de faire des jeux, John Gelardi et Christian Ames en chantaient. En 2008, ils lancent JT Music, une marque qui compose et met en scène des chansons inspirées des jeux vidéo. Elle finit par réunir un public de plusieurs millions de personnes sur YouTube.
Un jour, l’envie leur prend de passer de l’autre côté. Ils fondent WDR Studios à Raleigh, en Caroline du Nord. L’ambition est simple, selon John Gelardi, aujourd’hui directeur du studio et du jeu : faire le genre de jeux auxquels ils aimeraient jouer. Il voulait appliquer au jeu vidéo les leçons tirées de plusieurs années à gérer une chaîne YouTube à succès. Pour la plupart des membres de l’équipe, venus comme lui de la création en ligne, Terrible Lizards est le tout premier jeu.
Le sujet, lui, s’est imposé naturellement. Les dinosaures ont été sa toute première passion d’enfant, raconte Gelardi sur le PlayStation Blog, et l’horreur à dinosaures reste selon lui un créneau trop peu exploré. « Jurassic Park a tenu une place énorme dans notre enfance », écrit-il.
Route 66, 1992
L’histoire commence par une panne. Le 19 septembre 1992, Jordan, un étudiant parti de Chicago pour Los Angeles par la Route 66, tombe en rade devant Dalton’s Dinos, une attraction routière consacrée aux dinosaures. Elle est plantée au milieu du Nouveau-Mexique. L’endroit est fermé, le personnel a disparu. Au téléphone, une voix lui demande de l’aide pour retrouver un enfant disparu. C’est celle de Stella, une paléontologue proche des fondateurs du parc, qui le guide ensuite à distance.
Ce genre d’attraction, avec ses dinosaures en fibre de verre au bord des routes, fait partie du folklore américain, et le studio s’en est directement inspiré. Sous le parc s’étendent des cavernes souterraines, et ce qui s’y cache n’a rien de la gentille mascotte peinte sur les panneaux publicitaires.

Courir, toujours courir
Le parti pris de Terrible Lizards tient en une phrase : on ne se bat pas. « Nous avons pris la décision très délibérée de ne donner au joueur aucune arme ni aucun autre moyen de riposter », explique John Gelardi sur Xbox Wire. Le déplacement devient la seule réponse au danger. On court, on saute, on grimpe, on court sur les murs, on rebondit, on glisse, on s’agrippe aux rebords, le tout en vue subjective.
Le studio a fait un choix radical pour la sensation de jeu : on se déplace toujours à vitesse maximale dès qu’on peut bouger ou sauter. On garde aussi un vrai contrôle de la trajectoire en l’air. Les références sont assumées. Mirror’s Edge et Dying Light sont les points de repère évidents du parkour en vue subjective. L’équipe dit pourtant avoir cherché la sensation plus nerveuse et immédiate de Titanfall, Call of Duty ou Overwatch. « C’est toujours au déplacement que tout revient », résume Gelardi.
Les situations varient autour de ce principe : des poursuites directes, des décors qui s’effondrent autour du joueur, et des arènes ouvertes où une créature rôde en liberté. Il faut alors y trouver son chemin sans se faire attraper.
Des mascottes au sourire figé
Terrible Lizards s’inscrit dans une veine bien précise de l’horreur indépendante, celle des mascottes qui tournent mal, popularisée par Five Nights at Freddy’s. L’équipe se dit très inspirée par ce créneau, qui prend une imagerie familière pour la tordre en quelque chose de nouveau, comme le fait toute l’horreur selon Gelardi. Ici, les mascottes du parc, des dinosaures animés en décomposition, gardent leur sourire niais pendant qu’elles vous traquent. Les costumes, comme celui de Benji le brontosaure, sont pensés comme un hommage à Five Nights at Freddy’s, explique le studio.
Les deux fondateurs connaissent bien le genre : avec JT Music, ils ont passé des années à lui écrire des chansons. Join Us For A Bite, leur titre sur Five Nights at Freddy’s: Sister Location, dépasse les 284 millions de vues sur YouTube.

Les monstres ont été dessinés par l’illustrateur RJ Palmer. Le bestiaire puise dans les grands classiques, brontosaure et allosaure en tête. Il compte au moins une créature hybride mi-humaine, mi-dilophosaure, d’abord imaginée comme un raptor selon les explications du studio. Tout repose sur ce décalage entre l’imagerie enfantine des années 90 et l’horreur qu’elle cache.

Cassettes et chansons
L’histoire se découvre en avançant, mais aussi à travers des cassettes, des notes et des enregistrements audio dispersés dans le parc. Le chemin principal raconte une histoire complète, et les documents facultatifs l’approfondissent pour ceux qui fouillent. Quelques séquences tournées en prise de vue réelle, avec Christian Ames, complètent le dispositif.
La musique, évidemment, revient à JT Music. Les mélodies du parc rendent hommage aux grandes partitions de films de dinosaures, avec un effet de cassette qui déraille légèrement. Les scènes d’horreur misent plutôt sur la dissonance et le silence. Côté voix, on retrouve notamment Kellen Goff, Amanda Hufford et MatPat, figure bien connue de YouTube, qui apparaît aussi à l’image.
La bande originale est disponible depuis le 30 octobre, avec la chanson du générique, Yellow Line, des Civil Swingers. JT Music a aussi écrit pour le jeu Dark Forest, chantée avec Andrea Storm Kaden.
De la PAX au Game Pass
Le projet a pris le temps de se faire connaître. Terrible Lizards a fait partie des 12 jeux sélectionnés pour la vitrine PAX Rising de la PAX West 2025, où une première démo était jouable. Deux démos ont ensuite été présentées sur le stand Xbox de la Gamescom 2026, et une démo gratuite est arrivée sur Steam le 24 septembre.
L’éditeur Digital Pajamas a décroché une belle vitrine : le jeu a rejoint le Game Pass dès sa sortie, une annonce faite le 26 août. Pour Gelardi, la communauté en ligne qui suit JT Music depuis des années a pesé dans la conception. Terrible Lizards est selon lui un jeu « par la communauté, pour la communauté ».
Terrible Lizards repose sur un postulat aussi simple qu’efficace : dans un parc à dinosaures abandonné, des mascottes devenues monstres vous poursuivent, et le parkour reste votre seule défense. Pour son premier jeu, WDR Studios marie la course de Mirror’s Edge à l’horreur de mascottes popularisée par Five Nights at Freddy’s, sur fond de nostalgie des années 90. Sa présence dans le Game Pass en fait une découverte facile pour qui veut tester ce mélange insolite, et sa démo gratuite reste disponible sur Steam pour les autres.
Questions fréquentes
Terrible Lizards est-il dans le Game Pass ?
Oui. Le jeu a rejoint le Game Pass dès sa sortie, le 29 octobre 2026.
Peut-on se battre dans Terrible Lizards ?
Non. Le joueur n'a aucune arme : il échappe aux créatures en courant, en sautant et en grimpant.
Qui a créé Terrible Lizards ?
Il a été développé par WDR Studios, un studio de Raleigh fondé par les créateurs de JT Music, connus sur YouTube pour leurs chansons sur les jeux vidéo. Digital Pajamas l'édite.




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