Modern Warfare 4 sort le 23 octobre 2026, et ceux qui l’ont testé viennent de se donner les moyens de s’arrêter. Le 15 octobre, les quelque 600 salariés de l’assurance qualité d’Activision ont voté l’autorisation de déclencher une grève.

Deux ans de négociation sans contrat
Ils sont réunis dans un syndicat, Activision Quality Assurance United, affilié à la CWA. Il s’est constitué en mars 2024, quelques mois après le rachat d’Activision par Microsoft, et négocie son premier contrat depuis. Sa particularité : il réunit les testeurs de plusieurs studios de l’éditeur sous une même bannière, au lieu de les organiser studio par studio, ce qui en fait l’un des plus nombreux du jeu vidéo américain. Emily Danko est testeuse et siège au comité de négociation. Elle décrit dans un communiqué « un processus long et épuisant, étalé sur plus de deux ans ». Et elle accuse : « L’entreprise continue de temporiser sur des sujets critiques comme les salaires, les aménagements de poste et les protections des salariés. »
Deux revendications disent quelque chose de l’époque. L’usage de l’intelligence artificielle dans leur métier, d’abord. Le recours aux prestataires plutôt qu’aux salariés, ensuite. Tester un jeu reste le poste le plus exposé de l’industrie : le premier à grossir avant une sortie, le premier à fondre après. Nous en avions vu un exemple chez Supermassive Games, qui a licencié plus de 70 personnes.
Que répond Activision ?
L’éditeur dit travailler de bonne foi. « Activision travaille de bonne foi avec la CWA pour l’équipe Central QA et nous avons réalisé des progrès significatifs sur un certain nombre de sujets », déclare un porte-parole. « Notre objectif est un premier contrat équitable, qui soutienne les membres de notre équipe QA et la réussite de l’entreprise sur le long terme. »
Le vote autorise la grève, il ne la déclenche pas. Aucune date d’arrêt de travail n’a été annoncée. La sortie de Modern Warfare 4 reste fixée au 23 octobre sur PC, PlayStation 5 et Xbox Series.




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